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Top trafic

Ci-contre le classement par nombre de visites brut, c’est-à-dire sans tenir compte du fait que certains sites font du volume dans d’autres pays que le Sénégal, ou que les visiteurs restent très peu sur le site.

Le chiffre donné est le nombre de visites mensuelles en janvier, tel que mesuré par Similarweb.

On peut supposer que « l’effet CAN » a joué pour de nombreux site, particulièrement pour les sites de sport faisant la part belle au football.

Le paysage apparait nettement contrasté, avec 5 sites à 1 million de visites par mois. Ça fait tourner la tête à certains de mes amis e-commerçants 🙂

Le classement entre sites généralistes et sites people est parfois un peu arbitraire, en fonction de nos critères éditoriaux, mais nous sommes ouverts à vos suggestions.

NB : seuls les sites à plus de 500 visites/mois ont été retenus dans le classement.

Classement qualitatif

On a regardé d’une part combien les visiteurs visitaient de page en moyenne sur chaque site, ce qui est un indicateur d’intérêt et donc de qualité. On a également relevé le « taux de rebond », qui est le pourcentage de visiteurs qui quittent le site dès leur arrivée et qui doit idéalement être le plus petit possible.

On espère que vous avez de bons yeux 😉 On voit à quel point certains sites sont de qualité discutables (voir carrément ridicule). Mais on relève aussi que les ténors du marché ont des progrès à faire : Dakaractu ou Senenews sont largement distancés par des sites bien plus modestes.

L’explication repose essentiellement sur la qualité des contenus, souvent non relus, parfois même pas vérifiés. Les fausses nouvelles véhiculées par certains de ces sites n’arrangent pas leur image (Google, Facebook et Apple – rien que ça – viennent d’ailleurs de leur déclarer la guerre). Bref, le contenu à bas prix se paie à un moment donné…

Poids publicitaire

Compte tenu de ces éléments, et en y éliminant également le trafic de ces sites en provenance d’autres pays que le Sénégal, voici le paysage Sénégalais du nombre de pages vues par site, toutes catégories confondues. C’est en quelque sorte le paysage des revenus économiques car les modèles de tous ces sites reposent sur la publicité en ligne, proportionnelle au nombre de pages vues.

Une des principales surprises et de voir à quel point la plupart des médias traditionnels sont largués. Journaux papier ou chaines de TV sont complètement à la traine, et ce sont des médias purement web qui ont opportunément occupé le créneau digital. La presse quotidienne du Sénégal a du souci à se faire quand on sait les difficultés que rencontre le papier partout dans le monde, et la nécessité d’accomplir une transformation digitale pour maintenir un certain niveau de revenu. Leur retard pourrait bien causer leur mort à terme, et la disparition avec eux de toute une population de journalistes précieux pour la démocratie et la qualité de l’information.

C’est à mon avis une très mauvaise nouvelle pour le Sénégal et l’avenir de l’information.

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