Rachat de Tigo par Wari, l’Etat du Sénégal « n’a pas été tenu au courant »

share on:

Depuis quelques jours, on nous informait que le directeur général de Wari, Kabirou Mbodji en accord avec Millicom, s’était approprié le réseau téléphonique Tigo. Le montant s’élève à 129 millions de dollars, soit environ 80 milliards de francs CFA. D’après Senemedia, l’Etat sénégalais n’a été au courant de cette transaction que par le biais des médias et considère celle-ci juridiquement dépourvue de valeur.

Ainsi, dans le code des télécommunications, on précise dans l’article 23 qu’en plus de son droit d’être avisé, l’Etat du Sénégal doit participer aux négociations de cette affaire. Dans l’article 27, on rappelle que la délivrance des licences doit être personnelle.

En effet, le pacte liant Millicom à l’Etat du Sénégal, exige que la licence soit strictement personnelle et ne peut être donnée si et seulement si l’Etat du Sénégal est d’accord. Face à cet état de fait, Millicom ne peut procéder à une vente de sa licence sans le consentement des autorités sénégalaises, qui peuvent s’opposer à la vente.

Dans cette même optique, l’acte additionnel de la Cedeao qui date de janvier 2007, a précisé que ceux qui demandent à ce qu’on les fournisse une licence devront se présenter en personne et que seul le gouvernement a le pouvoir de sa cession. N’ayant pas encore été au courant, les autorités sénégalaises disent ne pas être officiellement saisies sur ladite affaire.

Abdou Karim Sall, Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), a, vendredi dernier, déclaré à Saly, que ces services ne sont pas acquis, du moins, de façon officielle. « Je ne m’exprimerai pas sur cela sachant que je n’ai pas été avisé officiellement par le réseau téléphonique Tigo dans le cadre de léguer ses actifs à Wari », rétorqua-t-il à la question d’un journaliste.

Il a rajouté que « la condition pour laquelle il y aura cession de licence, c’est l’approbation de l’Etat du Sénégal ». Par ailleurs, s’il y a un rachat, il faudrait que le Code des télécommunications ait à sa disposition des moyens utiles qui permettront à l’Artp de valider cette opération si toutefois il y a consentement des autorités.

Source : Senenews

Commentaires

commentaires

share on: