Piratage de comptes de l’équipe d’Emmanuel Macron : la justice française ouvre une enquête

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L’équipe de campagne du nouveau président de la République française avait-elle raison de parler d’attaques informatiques qui la visaient ? Oui, au vu du vaste piratage qui a fait l’actualité ces derniers jours. Une montagne de documents présentés comme le contenu de boites e-mail de plusieurs proches d’Emmanuel Macron mis en ligne. Très rapidement, la justice française qui a été saisie par le candidat « d’En Marche » déclenche une enquête judiciaire pour « accès frauduleux à un système automatisé de données » et « atteinte au secret des correspondances ».

D’après Lemonde.fr qui donne l’information, la saisine de la Commission nationale de contrôle de la campagne a permis de dépêcher une équipe de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) auprès de l’entourage du futur successeur de François Hollande pour comprendre l’attaque, isoler les preuves informatiques et mettre à l’abri ce qui peut encore l’être, notamment les documents jugés très sensibles.

Qui pourrait bien être derrière l’attaque informatique ? Pour le moment, aucune certitude et l’enquête ouverte devrait prendre des semaines ou des mois. Certains regards se sont tournés vers la Russie accusée d’être à l’origine du piratage de la campagne de Hillary Clinton, alors candidate du parti démocrate pour la conquête de la Maison Blanche face à Donald Trump.

Seulement, la grande différence, c’est que l’ex-First Lady a perdu le scrutin contrairement à Emmanuel Macron qui a été sacré dimanche soir après une victoire sans appel sur Marine Lepen, candidate du front National (FN).

Néanmoins, selon un spécialiste interrogé par Lemonde.fr, il faudrait s’habituer au fait que les cybercriminels interfèrent dans le déroulement de l’élection présidentielle. Ils veulent seulement « instiller le doute et la confusion » dans l’esprit des citoyens, explique Matthijs Veenendaal, membre d’un organisme de recherche sur la cyberdéfense, patronné par l’Otan. Sauf que cette fois, à en juger par le résultat final de l’élection française, les électeurs n’ont pas été détournés de leur choix originel.

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